Le premier convoi


En octobre 1853 un premier convoi va partir pour le village d’Aïn-Arnat, dont la construction avait commencé… en août !
Le départ de Genève eut lieu le 17 octobre 1853 après un office religieux ayant réuni toutes les familles.
Le parcours de Genève à Lyon se fit en diligence puis la descente du Rhône en bateau à roues dura trois jours jusqu’à Arles. Après deux jours d’attente à Marseille, l’embarquement se fit le dimanche 23 et le débarquement eut lieu en rade de Stora le 25, après un voyage mouvementé. Le lendemain , départ en chariots bâchés pour Aïn - Arnat où l’arrivée aura lieu …le 31 octobre après des étapes à El-Arrouch, Constantine, Mila, Djemila et Sétif.
Le premier convoi d’octobre 1853 était composé de 15 familles totalisant 86 personnes regroupées auprès de dix chefs de famille titulaires :
Burnand, Buttet, Dahmen, Lequereux, Mottaz, Mottuz, Schmidt, Vaucher, Viande, Vuillamy.
Trente hommes et seize femmes avec quarante enfants dont quatorze de moins de cinq ans. Ils étaient tous suisses : 71 vaudois, 9 genevois et 6 argoviens.
D’octobre 1853 à février 1854, la Compagnie organisera sept convois totalisant 361 émigrants suisses vers la région de Sétif.
Il y avait parmi eux des colons propriétaires de lots et des fermiers avec leurs familles mais aussi des domestiques, des ouvriers agricoles et des ouvriers du bâtiment (ces derniers devaient partir seuls, sans famille, pour pouvoir bénéficier de la déclaration de travail leur donnant droit au passage gratuit ).

Le budget conseillé par la Compagnie aux ouvriers en bâtiment émigrant à Sétif
Diligence de Genève à Lyon ……………. .Fr 12.00
Bateau à vapeur de Lyon à Avignon……. Fr. 8.00
Chemin de fer d’Avignon à Marseille………… Fr. 3,50
Frais d’auberge ...env. Fr. 16,50
Diligence de Philippeville à Constantine ……….. Fr. 8.00
Diligence de Constantine à Sétif … Fr. 20.00
L’ouvrier devra être en possession d’un passeport pour la France et l’Algérie et pouvoir justifier à Marseille la possession de la somme de Fr. 100.
Une déclaration de travail établie par la Compagnie lui permettra d’obtenir du gouvernement français un bon de passage gratuit de Marseille à Philippeville ainsi  que la nourriture pendant la traversée.



Vapeur de 1847.

ACV PP111/942

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